le mur d’hier à aujourd’hui : un projet, une passion !
En 1986, Jean-Claude Marion est professeur de technologie au lycée professionnel Guynemer. Sa passion : l’escalade !
Pour s’entraîner, il aménage le contrefort de la route de Marie Blanque au niveau de Bilhères en Ossau.
Très vite ce terrain de jeu est aussi utilisé par un centre de vacances.
Ce succès lui donne l’idée d’aménager une Structure Artificielle d’Escalade à Oloron.
Avec la collaboration des quatres clubs pratiquant déjà l’escalade : Messier Sport, le Club Alpin Français, Léo Lagrange et l'AS Barétous, ils projettent d’équiper le derrière du fronton. En période hivernale, l’activité n’est pas praticable en extérieur. L’idée d’équiper l’ascenseur du carré de la halle voit le jour, fin 1987. Du Mur d’hier à celui d’aujourd’hui, 6 étapes décisives ont été franchies.
L’élaboration du projet
Le carré des halles appartient à la municipalité. Il faudra convaincre R.Dieste, maire de l’époque, et son conseil.
Une convention est signée entre le municipalité et le club d’escalade : la gestion de la salle du carré des halles est laissé à l’association mais la mairie en reste le propriétaire et peut s’en servir dés qu’elle en a besoin, notamment le vendredi matin pour le marché.
Le projet est accepté. La salle est mise à disposition des trois clubs pour accueillir la Structure Artificielle d’Escalade.
Après de nombreuses réunions sur les normes de sécurité à respecter, pour contacter les fabricants et estimer le coût du projet, il prend réellement forme fin 1988.
En 1989, la fédération des 4 clubs va pouvoir commencer l’aménagement de l’ascenseur.
Le lycée Guynemer est mis à contribution : les élèves créeront les premières barres d’assurage.
La classe d’arts plastiques du collège St Joseph soumet des projets pour la décoration du mur au conseil municipal qui en choisira un le 15 juin 1989. La fresque devra mesurer 90 m².
Pour fixer les barres d’assurage, la grande échelle des pompiers est nécessaire !
Suite à quoi, place aux artistes et aux nombreux bénévoles qui fixeront les prises.
La salle est inaugurée une première fois en Septembre 1989 avec la présence de Nelson PAILLOU, président du Comité Olympique Français, originaire d’Arette.
Jean-Luc Perroteau, responsable du club Léo Lagrange recevra la médaille de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.
L’ascenseur mesure 15 mètres de haut et permet l’initiation mais aussi le perfectionnement en escalade.
Cette installation couverte est alors la plus importante d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, avec ses 90 m² de surface d’escalade.
Le mur s’agrandit.
Le mur remporte un franc succès. Les scolaires y viennent régulièrement en cours de sport. Avec eux, de nouveaux adhérents.
Le mur s’agrandit. Un autre pan apparaît, la traversée et le premier dévers ; décoré de paysages et d’oiseaux.
Cette deuxième tranche est construite en un week-end par les bénévoles sur les plans de l’architecte E. Vallès
Ce pan construit en 1991 n’existe plus aujourd’hui.
Les travaux avaient été financés par le Conseil Général.
Toujours plus haut.
C’est encore avec l’aide du Conseil Général que deux nouveaux secteurs voient le jour : la dalle et le secteur Cannelle que l’on connaît aujourd’hui.
Les travaux ont été réalisés par les bénévoles et une entreprise de charpente.
Ces secteurs, plus hauts que les autres, commencent à attirer de bons grimpeurs. Il faut rappeler qu’en 1992 les SAE étaient peu nombreuses…
Avec ces grimpeurs, Oloron accueille sa première compétition d’escalade le 7 mai 1994.
Le mur commence à être reconnu dans le département et fait de plus en plus parler de lui.
Plus de monde, plus de grimpe...
Des spécialistes de l’escalade viennent grimper au Mur. Le PGHM en fait aussi son terrain d’entraînement. Son succès départemental n’est pas suffisant. Il doit être reconnu au niveau régional.
Pour cela, le rééquipement et l’extension de la falaise d’Arguibelle (Lanne-en-Barétous) sont envisagés.

Par le biais de ces falaises, les jeunes grimpeurs pourront découvrir l’escalade en extérieur, totalement différente de celle en SAE.
De plus, les falaises attireront des touristes dans la région. Lorsque le temps ne se prêtera pas aux activités en extérieur, les grimpeurs seront réorientés sur la SAE oloronaise.
Le projet conquit la Région, le Conseil Général et la municipalité qui le financent.
Cet argent permet de financer la signalétique (panneaux présents sur le site), et l’équipement. Des équipeurs s’attèlent à ce travail, aidés comme toujours de bénévoles, pour les journées nettoyage.
Le topo d’Arguibelle est quant à lui écrit par JM Larricq et proposé à ses frais.
Les amateurs de grimpe font d’une pierre deux coups : Le Mur peut proposer dans ses alentours une falaise propre et sécurisée aux grimpeurs de tous les niveaux et il contribue au développement touristique.
Le Mur d’Oloron est alors désigné Centre Régional D’Aquitaine d’Escalade par la FFME.
Un plan d’agrandissement de la SAE voit de nouveau le jour.
L’entreprise de charpente Latrubesse est mise à contribution pour aider les nombreux bénévoles.
La salle sera une nouvelle fois inaugurée en février 1996.
Des compétitions de niveau régional sont alors organisées. Le groupe des jeunes compétiteurs oloronais est coaché par le club Léo Lagrange, l’un des trois clubs fondateurs. La relève sera prise par l’AS Barétous, nouveau club qui a rejoint les trois premiers.
Des emplois jeunes commencent à se mettre en place pour gérer l’ensemble de la SAE. Suite à quoi le Mur pérennise le contrat de l’actuel agent d’accueil : Stéphane.
Le mur peut financer un tel contrat grâce aux nombreuses adhésions. Les diplômés du Brevet d’Etat quant à eux se succèdent.
La naissance d’une nouvelle association.
En 1995, les quatre clubs fédérés n’en forment plus qu’un : LE MUR. Le club sera affilié officiellement à la FFME.
Une nouvelle association vient de voir le jour. Elle est dorénavant indépendante de chacune des 4 associations d'origine.
La municipalité lui confie la gestion exclusive de la SAE.
"Le Mur" d'Oloron est né
Le Mur d’aujourd’hui.
En 2004, le Mur change de président. J-C Marion laisse sa place aux présidents actuels Jean-François LAFENETRE et Cédric CHUBURU .
La nouvelle équipe doit gérer le succès de l’association sportive la plus importante de la ville d'Oloron Sainte Marie.
La SAE est encore modifiée grâce aux plans du grimpeur J.M Larricq. Elle est de nouveau inaugurée en 2006.
Le Mur subit ses dernières modifications en 2010. Les 600m² supplémentaires sont inaugurés lors de la 5ème édition des 24 Heures du Mur, le 2 octobre 2010. La surface grimpable franchit la barre symbolique des 2000m² pour 21m de hauteur.
En 2010, le Mur accueille les premiers championnats de France de Sport Adapté. La manifestation, qui tient tant à cœur de l’association oloronaise, très engagée dans l’accès des personnes en situation de handicap à l’escalade, est un succès. D’ailleurs, Le Mur organisera de nouveau des championnats en 2012.
En juin 2011, l’équipe de France Senior de difficulté choisit le SAE oloronaise pour se préparer aux championnats du Monde qui ont eu lieu à Arco, en Italie.
La salle a été laissée aux mains des ouvreurs et entraîneurs pendant près d’une semaine afin que les athlètes puissent être mis en condition dès leur arrivée
Un Mur qui bouge !.
C’est en 2006 qu’est proposée la première édition de l’open international d’escalade : Les 24 heures du Mur : 36 heures de grimpe extrême, d’animations diverses et un spectacle à couper le souffle ; réunissant des grimpeurs de tous les pays. Un évènement qui rencontre un vif succès chaque année.
La manifestation ne cessant de prendre de l’importance tant au niveau des grimpeurs qu’au niveau de sa réputation nationale, les 24 Heures du Mur sont désignées en 2010 comme étant le seul master de difficulté français répertorié au calendrier International des compétitions par l’IFSC (International Federation of Sports Climbing). En 2011, ils étaient 250 compétiteurs à vouloir remporter le titre, plus de 300 bénévoles et près de 5000 personnes sont venues tout le week-end supporter les plus grands noms de l’escalade comme Sean Mc Coll, Mathilde Becerra ou encore la grande Florence Pinet, vainqueur cette année chez les dames.
La solidarité fait la force du Mur depuis le départ. Mais pas seulement celle de l’association. Le Mur a aussi accueilli, en partenariat avec la Fédération Française des Sports Adaptés, des personnes en situation de handicap mental pour leur faire découvrir les joies de l’escalade.
En 2009, Le Mur est la seule association française à avoir signé une convention avec la FFME, la FFSA et la ville pour favoriser l’accueil du public en situation de handicap à l’escalade.
Au-delà du Mur rassemble les amoureux de cette activité lors d’une soirée de projection de films sur le thème de leur passion.
Le Mur fête aussi la musique avec Escalad’teuf.
Il propose alors une soirée ouverte à tous. Découverte de l’escalade, groupes de musique, spectacle de grimpe et convivialité sont au rendez-vous chaque année.
Qui peut venir ?
La SAE est ouverte à tous quelque soit le niveau.
Des cours sont assurés par Etienne, diplômé du Brevet d’Etat, pour les enfants à partir de 6 ans. Rappelons qu’il n’y a pas d’âge limite pour apprendre.
La relève des grimpeurs oloronais est quant à elle assurée avec les jeunes du groupe compétition coachés par Etienne.
Un grand merci à tous ces bénévoles qui encore maintenant nous permettent de profiter de cette salle magnifique et de passer des moments inoubliables
.Le Mur est ouvert tous les jours
Horaires d'ouverture de la salle
COMMENT GRIMPER ?
- à la journée: avec une carte individuelle, avec une carte collective, pour les groupes de mineurs de 15 personnes maxi
- à l'année:à l'année: carte d'adhésion + licence FFME
Pour plus de précisions sur les tarifs: voir les tarifs
* Textes ( sans droit d'auteur) de Laetitia Mousquès









